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Table des matières
Pourquoi une haie champêtre ?
Arbre en fleur dans une haie champêtre Attaleiv
1. Elle sert de brise-vent. 2. Elle vous fournira, si vous optez pour des fruitiers, toute une gamme de fruits. 3. La haie champêtre abritera nombre d’insectes en fonction de ses différentes périodes de fleurissement, mais aussi en fonction des abris qu’elle pourra leur fournir sans compter ceux qui se nourrissent de bois mort (dits « saproxyliques »). 4. Elle permettra aussi à l’avifaune de s’y réfugier, de nicher et de s’y nourrir. 5. Comme pour les oiseaux et les insectes, tout le cortège de la petite faune saura tirer parti d’un tel milieu (pensez à laisser des ouvertures dans vos grillages pour laisser passer les hérissons !). 6. La haie champêtre fleurit. Elle fleurit au printemps oui, mais peut fleurir en été tout comme en automne aussi. Si on rajoute à cela taille et forme des feuilles autant que tout le panel de tons incroyables entre variétés et saisons, et vous avez rapidement un tableau qui évolue tout au long de l’année. 7. Elle consommera les nitrates, dont les arbres et arbustes ont besoin pour croître, et dépolluera ou limitera la pollution des sols. 8. Un sol protégé du lessivage par une haie champêtre et, de fait donc, riche en humus aussi, abritera une foule de micro-organismes décomposeurs améliorant la qualité du sol et rendant de nombreux services écosystémiques (notamment celui de décomposer tout ou partie des produits chimiques tels que les pesticides et herbicides). 9. Elle produira de l’humus, à partir de ses feuilles et autres déchets tombés au sol, ce qui l’enrichira. 10. Vous pourrez ainsi également broyer les résidus de taille et les utiliser comme bois raméal fragmenté, simple paillage pour votre potager et vos bordures de fleurs ou pour alimenter votre compost. 11. Dans les régions à fortes chaleurs elle peut être réfléchie de manière à produire l’ombre telle qu’on la souhaite en fonction de son orientation et de sa hauteur. 12. Parce que planter une haie avec vos enfants est un excellent moyen de les amener à prendre conscience du rythme auquel fonctionne la nature et plus particulièrement la lenteur (relative) à laquelle se développent les plantes arbustives. 13. La haie champêtre participera du drainage des eaux de pluie qui s’infiltrent alors plus facilement dans le sol en suivant son système racinaire, limitant du même coup l’érosion des sols. 14. Parce qu’il est aussi possible de penser sa haie dans le cadre des problématiques locales de protection des espèces (oiseaux, insectes, etc. en danger), la haie peut permettre à tout un chacun de participer à la conservation d’espèces dont les effectifs sont faibles.
Quel intérêt
Quel intérêt a la haie champêtre pour un agriculteur ?
Au-delà de l’impact positif d’une biodiversité riche d’auxiliaires de culture aux alentours des parcelles agricoles, insectes en tête, notre haie champêtre a d’autres tours dans sa botte :
1. Un sol protégé de la lixiviation (l’eau emportant toutes matières solubles présentes dans le sol) par une haie champêtre et, de fait donc, riche aussi en humus, abritera une foule de micro-organismes décomposeurs améliorant la qualité du sol et rendant de nombreux services écosystémiques.
Cela permettra notamment de donner le temps à ces micro-organismes de décomposer tout ou partie des nitrates ou produits phytosanitaires, et ainsi d’avoir un sol plus sain, plus stable et une eau disponible plus pure.
2. La production de bois résultant de la taille peut servir à la fois de bois de chauffage, mais également de paillis ou encore d’amendement (Bois Raméal Fragmenté).
3. La haie champêtre sert également de brise vent ralentissant l’écoulement de l’air, ce qui limite l’érosion éolienne et les dégâts mécaniques du vent tels que le couchage des cultures.
4. Par l’ombre qu’elle produit, elle réduit les écarts de températures, ce qui n’est pas une vaine caractéristique dans le cadre du réchauffement climatique.
Ceci peut être également appréciable pour les animaux d’élevage qui viennent s’y abriter, autant de la pluie et du vent que d’un soleil trop agressif.
5. La haie champêtre est un capteur d’énergie, en l’occurrence de chaleur, qu’elle restitue lentement, ce qui permet une plus longue période végétative augmentant ainsi les rendements à ses abords.
6. La définition même de l’agroécologie prenant en compte le rôle de l’agriculteur, la haie champêtre devient un outil de modelage du paysage qui intéresse et concerne tout le monde, collectivités porteuses de projets de territoire en tête.
Facteur identitaire d’un terroir, la haie champêtre et son implantation dans le paysage est aussi un élément qui participe à un cadre de vie agréable.
7. Fournir un milieu propice aux pollinisateurs, par exemple en leur permettant de se nourrir tout au long de l’année, va également maximiser les pollinisations des cultures environnantes augmentant dans le même temps les rendements.
8. Hormis les insectes pollinisateurs, toutes les espèces dites auxiliaires de l’agriculteur auront leur place dans ce paysage et permettront une régulation des espèces dites ravageuses, augmentant de fait aussi les rendements.
9. La plantation d’une haie peut tout à fait faire l’objet d’un instant d’échange entre le ou les agriculteurs et les enfants ou les citoyens.
Envieux de se rapprocher de la terre, nombre citoyens se rapprochent de chantiers participatifs de plantation, permettant à la fois de créer un outil pérenne et cohérent pour l’agriculteur comme pour la collectivité, mais aussi d’établir des ponts entre ceux qui nourrissent et ceux qui mangent.
Végétaux
- Végétaux pouvant rentrer dans la composition d'une haie défensive :
Ajonc d'Europe. Argousier. Aubépine à fleurs rouges 'Paul's Scarlet'. Berberis. Buisson ardent (Pyracantha) jaune. Buisson ardent (Pyracantha) orange. Buisson ardent (Pyracantha) rouge. Cognassier du Japon. Houx. Rosier rugueux. Cornus sanguinea. Eléagnus. Genêt. Pyracantha. Troène commun Sureau
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- amélanchier (?amelanchier lamarkii),
- charme (carpinus betulus),
- cornouiller (cornus officinalis),
- cytise (laburnum x watereri 'Vossii'),
- fusain d'Europe (euonymus europaeus 'Red Cascade'),
- néflier (mespilus germanica),
Images.

Example :
- Composition de notre haie champêtre :
- 2 Abelia grandiflora : fleurs blanches.
- 2 Cornus flaviramea : bois jaune en hiver.
- 3 Cotoneaster à feuilles grises : fruits rouges en automne.
- 3 Euonymus japonicus : fleurs blanches et fruits en automne.
- 3 Callicarpas blanc : fruits blanc en automne-hiver.
- 3 Viburnum tinus : fleurs en hiver.
- 2 Arbousiers : fleurs blanches et fruits orangés.
- 2 Phillyreas : fleurs jaunes.
- 3 Ligustrum : fleurs blanches.
- 2 Cornus sanguinea : bois rouge en hiver.
Amender sa terre
- Sommaire :
• Zoom sur les amendements. • Étape 1 : Apport de calcaire ou chaulage. • Étape 2 : Apport de fumier (mélange de déjections animales et de paille). • Étape 3 : Apport de compost. • Étape 4 : Apport de tourbe. • Étape 5 : D’autres apports.
- Une terre idéale dans un jardin est une terre bien drainée, légèrement acide et meuble. Afin d'apporter ces caractéristiques à votre terre, il existe une solution : l'amender. Amender sa terre consiste à essayer de la corriger physiquement. Voici des astuces pour bien vous y prendre.
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Zoom sur les amendements.
- Environ 60 % de sable, 20 % d'argile, 10 % de calcaire et 10 % d'humus, voilà la composition rêvée par tous les jardiniers. La plupart du temps, un seul de ces éléments prédomine.
- Les amendements sont nombreux, choisir le bon apport, en quantités adaptées et à la bonne fréquence, ne peut se faire que si vous connaissez le type dominant de votre sol : argileux, sableux, calcaire ou humifère. - Observer votre terre et l'analyser vous apportera de précieux renseignements.
Analyser sa terre.
- Amender son sol consiste à tenter de rattraper ce déséquilibre physique, les effets seront visibles à moyen terme, voire même à long terme.
- Note : il faut différencier l'amendement de la fertilisation. Cette dernière a un objectif différent, qui est de reconstituer la terre en apportant les éléments nutritifs puisés par les cultures de la saison précédente.
1 Apport de calcaire ou chaulage :
- Bienfaits sur les terres sableuses, argileuses et humifères.
- L'ajout de calcaire aura de nombreux avantages :
• Il compense les pertes de calcaire et libère de l’azote grâce à la chaux éteinte. • Il favorise l’activité microbienne. • Il corrige l’acidité de la terre. • Il est également efficace contre les insectes.
- Précautions.
• En entretien, un chaulage tous les 3 ans suffit. Pour éviter l’excès d’azote, ne pas dépasser une quantité de 100 g/m2 de chaux éteinte. • Pour corriger une terre trop acide, les quantités seront déterminées en fonction de la valeur du pH (se référer alors aux indications présentes sur les emballages). Cependant, l'ajout se fera toujours progressivement, une fois par an seulement.
Procédé
• Le calcaire peut également être incorporé dans le sol sous forme de craie, de marnes ou de dolomie. • A mélanger à la fourche en surface du sol (jusqu'à 10 centimètres de profondeur).
2 Apport de fumier
- (mélange de déjections animales et de paille) :
- Bienfaits :
• Apport de composés organiques. • Favorise le drainage et la retenue d’eau.
Précautions
• Les fumiers sont tous différents : il faut connaître sa composition, pour déterminer le bon dosage et la bonne utilisation. • Préférer un fumier de vache de plus de 6 mois (le moins délicat à utiliser). • Le fumier de mouton peut brûler les racines, celui de cheval est retenu davantage pour ses propriétés d’engrais.
- Procédé :
• À épandre sur un sol tondu. • À introduire en automne au moment du bêchage. • Retenir entre 1,5 et 2 kg par m2 et par an.
3 Apport de compost
- Bienfaits :
• Apport de composés organiques, riche en P (acide hosphorique), K (potasse), N (azote), et autres composés. • Apport de micro-organismes qui donneront de la consistance à la terre. • Adapté aux cultures potagères.
- Précautions :
• À acheter dans le commerce ou à fabriquer soi-même. • Faire la distinction entre les différentes phases de maturité du compost (couleur, odeur et apparence ne trompent pas). Ses qualités varient évidemment avec son âge.
- Procédé :
• Pour amender un sol pauvre, introduire en automne du compost jeune et moyen (en-dessous de 6 mois de compostage), en griffant le sol, • Le compost mûr (6 mois de compostage) sera incorporé au printemps, davantage comme fertilisant. • Retenir entre 1 et 1,5 kg par m2 et par an, à adapter aux types de plantations.
4 Apport de tourbe
- Intérêt :
• Améliore la légèreté du sol. • Peut acidifier un pH trop élevé. • Apport de matières organiques.
- Précautions :
- Il faut bien faire la distinction, selon leur décomposition, entre :
• la tourbe blonde : pH acide, fibreuse, donc retient l’eau, mais assez pauvre en éléments nutritifs ; • la tourbe brune : pH neutre, moins fibreuse, guère plus riche ; • la tourbe noire : pH alcalin, non fibreuse, riche en éléments nutritifs, à réserver aux terres calcaires.
- Procédé
• À épandre sur un sol tondu. • À introduire en automne au moment du bêchage. • Retenir entre 0,5 et 1 kg par m2 et par an.
5 D’autres apports
- Des amendements plus élaborés existent, parmi lesquels les algues vertes, la corne broyée, le sang desséché ou séché. La plupart permettent d’amender et de fertiliser en même temps. Attention : chacun de ces amendements possède une spécificité et les utiliser au hasard ou au jugé n’est pas vraiment conseillé. Ne vous contentez pas de lire attentivement les étiquetages, informez-vous auprès de vendeurs spécialisés ou de jardiniers avertis.
Comment planter une haie champêtre
Sommaire :
Étape 1 : Choisissez des espèces variées pour une haie champêtre Étape 2 : Composez votre haie de façon libre Étape 3 : Plantez votre haie champêtre
- La haie champêtre, qui offre le gîte et le couvert à toute une faune utile au jardin, est l’un des éléments incontournables d’un jardin dans lequel on souhaite favoriser la biodiversité. Composée le plus possible d’espèces indigènes, elle s’intègre à merveille dans la campagne environnante ou donne un air bucolique à votre jardin de ville. De forme libre, elle nécessite en outre peu de tailles et d’entretien une fois plantée.
- Cette fiche pratique vous explique comment planter une haie champêtre.
1. Choisissez des espèces variées pour une haie champêtre
- Plus votre haie champêtre sera variée, moins elle sera sensible aux attaques de maladies et plus elle sera bénéfique à la faune auxiliaire, attirant et abritant un grand nombre d'animaux différents (oiseaux, mammifères, insectes…) :
- Reproduisez les haies bocagères de la campagne environnante :
- Allez vous promener dans la campagne près de votre maison ou à proximité de votre ville pour observer les haies séparant les champs.
- Inspirez-vous de ce que vous verrez (aubépines, charmes, églantiers, genêts, mûriers sauvages, néfliers, noisetiers, prunelliers…) et intégrez ces arbustes dans votre haie champêtre.
- Privilégiez les arbres et arbustes produisant des baies qui serviront de nourriture aux oiseaux : groseillier, houx, pyracantha, rosier rugueux (Rosa rugosa), sorbier des oiseleurs, sureau…
- Intégrez des arbres et arbustes mellifères : acacia, arbousier, buddléia (qui attire les papillons), cerisier à fleur, cornouiller, cytise, érable champêtre, érable sycomore, groseillier à fleur, merisier, pommier et poirier communs, seringat, symphorine (à baies roses en hiver), viorne obier…
- N’oubliez pas d’intégrer au moins ¼ d’espèces à feuillage persistant : berberis, eléagnus, escallonia, genêt, houx, pyracantha, troène commun…
- Favoriser la biodiversité au jardin
2. Composez votre haie de façon libre.
-Composez votre haie en plantant les différentes espèces dans le désordre, sans séquences répétitives.
- Pensez simplement à intégrer à intervalles plus ou moins réguliers :
les espèces à feuillage persistant parmi les espèces à feuilles caduques ; les arbres plus hauts parmi les arbustes.
- Important : Une haie champêtre comporte des arbustes et petits arbres dont la hauteur à l’âge adulte dépassera 2 m. Dans ce cas, la législation vous impose de planter votre haie à un minimum de 2 m de la limite de propriété.
3. Plantez votre haie champêtre.
- Plantez au bon moment :
de préférence en automne si vous plantez des arbustes et arbres à racines nues ; à n’importe quelle période, hors gel et canicule, si vous plantez uniquement des arbustes et arbres achetés en conteneur. Préparez soigneusement le sol par un bêchage. Profitez-en pour y incorporer du compost bien mûr ou du fumier décomposé. Privilégiez la plantation en quinconce : plus votre haie sera touffue, mieux elle protègera la faune qui y cherchera refuge.
- Plantez vos arbres et arbustes sur 2 lignes distantes d’environ 80 cm, avec un intervalle de :
80 à 100 cm entre 2 arbustes ; 3 m entre 2 arbres, en « bourrant » l’intervalle d’arbustes. N’oubliez pas d’arroser abondamment après la plantation, même par temps de pluie. Pour une croissance plus rapide et moins d'entretien, paillez votre haie avec un paillis organique.
Comment planter les jeunes plants d’arbustes ?
1 - Vous venez de recevoir votre commande d'arbustes. Déballez soigneusement les arbustes du carton et positionnez les debout dans un cageot bois. Arrosez-les et placez le cageot à l’extérieur le long d’un mur à l’abri du vent en attendant le moment de plantation (les arbustes en pot et en godet peuvent patientez ainsi plusieurs jours avant d’être mis en terre).
2 - Préparez votre terre de plantation après avoir repéré le lieu et les espacements de plantation des arbustes dans le cas d’une haie. Pour chaque plant, creusez un trou de 30 à 40 cm de côté et de 30 à 40 cm de profondeur. Retirez la terre en séparant la terre de surface (plus riche) de la terre profonde. Décompactez le fond du trou en assénant plusieurs coups de pelle surtout si votre terre est argileuse.
3 - Réalisez un mélange avec la terre de surface et la terre profonde (sauf si trop ingrate) en y incorporant si besoin du terreau pour améliorer votre sol. Cette opération est importante car elle permet de créer un mélange terreux suffisamment riche dans lequel les racines des arbustes vont pouvoir se développer facilement, gage de la croissance rapide des plants par la suite.
4 - Replacez le mélange terreux enrichi dans les trous de plantation qui accueilleront bientôt les arbustes. L’étape très importante de la préparation du sol est maintenant terminée. Pour améliorer les conditions de reprise des arbustes, il est possible d’installer une toile tissée pour éviter le tassement de la terre, garder la fraicheur du sol en été et éviter la pousse des mauvaises herbes.
5 - Le jour de la plantation des arbustes, même par temps humide, immergez les plants avec leur pot ou leur godet dans un récipient rempli d’eau. Laissez les mottes s’imbiber d’eau et retirez-les dès qu’il n y a plus de bulles qui s’échappent (environ pendant 10 mn).
6 - Dans le mélange terreux que vous avez préalablement préparé, réalisez un trou légèrement plus large et plus profond que la motte de l’arbuste. A la main dans le cas d’un arbuste en godet ou à l’aide d’une pelle dans le cas d’un arbuste en pot ou en conteneur.
7 - Placez un peu de terre émiettée dans le fond du trou en veillant à enlever les pierres et les éléments grossiers dans le but de réaliser un dôme de terre fine. A cette occasion, vérifiez également que votre terre ne contient pas de vers blancs ou des larves de taupins très friands des jeunes racines d’arbustes.
8 - Si vous avez acheté des cônes d’engrais à libération lente, il suffit de placer un cône par plant dans le fond du trou de plantation. Enfoncez le cône d’engrais de plusieurs centimètres dans la terre meuble de façon à ce que les racines des arbustes ne soient pas en contact direct avec le cône (risque de brûlure).
9 - Une fois la terre décompactée, les trous de plantation réalisés et la motte des plants imbibée d’eau (cf-5), il vous reste à planter les arbustes. Les jeunes plants ont une motte fraichement racinée et fragile. Prenez le plant à l’envers dans la paume de votre main pour retenir le maximum de terre.
10 - Retirez délicatement le contenant. Les racines, de couleur claire apparaissent. Bien plus que la hauteur des tiges la qualité d’un arbuste est déterminée avant tout par la qualité de ses racines qui doivent être bien vivantes et avoir colonisées l’ensemble de la motte. Si vous ne pouvez pas retirer le godet ou le pot, coupez-le sans abîmer les racines.
11 - Il se peut que les racines situées à la base de la motte forment un léger chignon. Pour une parfaite installation de l’arbuste, utilisez une griffe pour démêler les racines sans briser la motte. En pratiquant cette opération, vous aiderez les racines à coloniser plus rapidement votre sol.
12 - Posez la motte du plant sur le monticule de terre fine en veillant à ce que la partie supérieure de la motte soit au même niveau que votre terrain. Il est important en effet de ne pas enterrer de plus de 2 à 3 cm le collet de l’arbuste (le collet est la partie renflée de la plante située entre la tige aérienne et la racine).
13 - Rebouchez les espaces vides autour de la motte de l’arbuste avec le mélange de terre que vous aurez au préalable émietté. Dans le cas d’une plantation en godet, tassez légèrement avec vos poings autour du collet de la plante de manière à former une cuvette. Profitez du tassement pour équilibrer votre arbuste.
14 - En ce qui concerne les arbustes cultivés en pot ou en conteneur, tassez la terre en vous tenant debout autour du plant tout en le maintenant pour qu’il garde sa stature.
15 - Arrosez copieusement chaque plant d’arbuste sitôt la plantation. Remplir la cuvette, laissée par le tassement, avec 3 à 5 litres d’eau que vous pouvez renouveler une à deux fois en saison plus chaude. L’arrosage est très important à la plantation pour que la motte de le temps est humide.
16 - Pour les arbustes de grande taille, il est préférable de tuteurer les plants pour leur permettre de résister aux vents forts qui risqueraient de casser les tiges. Pour ce faire utilisez un piquet résistant que vous enfoncerez le plus près du plant en prenant garde à ne pas transpercer la motte racinée. Attachez les tiges principales au tuteur avec un lien légèrement lâche.
