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Table des matières
NF DTU 26.1
- NF DTU 26.1 P1-1 Avril 2008 Indice de classement : P 15-201-1-1
- 11.2 Épaisseur.
Les épaisseurs de l’enduit fini doivent être respectées, pour assurer notamment l’imperméabilisation des murs
extérieurs et la planéité de l’enduit.
- Le tableau 16 ci-dessous résume les épaisseurs courantes.
- Sur béton banché, l’épaisseur minimale de l’enduit de dressement ou de l’enduit monocouche est de 5 mm.
- En intérieur, l’épaisseur minimale du corps d’enduit ou de l’enduit monocouche est de 6 mm.
- Dans ces 2 cas les épaisseurs maximales courantes sont de 15 mm.
- NOTE Le respect des épaisseurs requises dépend de la consommation (kg/m²) du mortier d’enduit. Celle-ci est en relation avec la masse volumique du mortier frais appliqué.
- Le gobetis n’étant pas appliqué régulièrement, son épaisseur n’est pas comptée dans l’épaisseur finale de l’enduit monocouches ou multicouches.
12 Enduits sur maçonnerie ancienne.
12.1 Prescriptions générales
- Cet article vise les travaux d’enduit exclusivement réservés à la réfection des maçonneries anciennes de moellons, pierres naturelles, briques, éventuellement enduites et hourdées avec des mortiers de résistance réduite, ou peu cohésifs.
- NOTE 1 Cet article ne s’applique pas aux enduits sur les monuments historiques, sur les édifices implantés dans les sites faisant l’objet d’une protection patrimoniale au titre du code du patrimoine, du code de l’urbanisme ou du code de l’environnement et sur les bâtiments anciens patrimoniaux.
- NOTE 2 Cet article ne traite pas de l’exécution d’enduits sur des supports de maçonnerie en terre crue. Cette technique d’enduisage doit être adaptée aux particularités des constructions régionales et notamment de la nature des terres (adobe, pisé, torchis, etc.).
- Les enduits sont réalisés avec des mortiers d’enduit de résistance mécanique réduite ≤ CS III, ou de recette selon les dosages indiqués aux paragraphes ci après.
- Sur les murs intérieurs ou extérieurs présentant des traces d’humidité et sels (ex. salpêtre), l’utilisation d’un mortier d’assainissement (R) conforme à NF DTU 26.1 P1-2 (CGM) et NF EN 998-1 pour la réalisation d’un corps d’enduit se fait après curage du support.
- Un enduit d’assainissement ne doit pas être recouvert d’une couche de finition présentant une perméance (μ) à la vapeur d’eau inférieure à la sienne. Les revêtements organiques d’imperméabilité, ou carrelage sont proscrits.
- Les anciennes maçonneries montées au plâtre, ou au mortier de chaux et plâtre, ne doivent pas être ré-enduites avec un mortier à base de liants hydrauliques contenant des aluminates (réaction chimique expansive avec le sulfate de calcium du plâtre). Elles peuvent être rénovées selon l’article 13.
12.2 État et préparation du support
12.2.1 Maçonnerie enduite
- Les anciens enduits friables, non cohésifs, peu résistants, non adhérents « sonnant creux», à base de plâtre, liants hydrauliques (ciments, chaux hydrauliques) ou aériens (chaux aérienne), doivent être éliminés par piquetage pour dégager la maçonnerie originelle (voir 12.2.2).
- Ces maçonneries nécessitent un examen préalable du support en vue de définir le type d'enduit à appliquer et le traitement préalable du support (curage, reconstitution, rebouchage, rejointoiement, fixation d’une armature métallique de renfort).
- Les joints friables sont dégarnis et la maçonnerie est humidifiée avant regarnissage des joints.
- Les parties anciennes friables, pulvérulentes doivent être purgées. Le rebouchage des trous, rejointoiement des joints dégarnis est exécuté avec le même mortier que le corps d'enduit.
- On incorporera avec le mortier des éléments de maçonnerie (pierre, brique, moellon) de même nature pour les rebouchages ou reconstitutions importants.
12.2.2 Maçonnerie de briques ou de moellons
- Les joints friables doivent être dégarnis sur une profondeur de 2 à 5 cm selon leur état.
- Joints et parements sont ensuite nettoyés et dépoussiérés (par exemple, par brossage à la brosse métallique, sablage, lavage à l’eau sous pression) et humidifiés par pulvérisation d'eau avant regarnissage.
- Les briques ou moellons altérés doivent être purgés et remplacés.
12.3 Enduits exclusivement à la chaux aérienne (CL ou DL)
12.3.1 Conditions d'exécution
- Cette technique est réservée à des applications spécifiques et contribue principalement aux fonctions esthétiques.
- NOTE La contribution de ce type d’enduit à l’imperméabilisation de la maçonnerie dépend de la continuité de la couche d’enduit et de son degré de carbonatation.
- L’enduit est exécuté en deux ou trois couches minces. Cette technique nécessite des délais suffisants entre les couches qui peuvent varier de une à plusieurs semaines selon les conditions climatiques et l'exposition.
- Ces enduits ne doivent pas être exécutés en soubassements enterrés et sur une hauteur ≤ 50 cm à partir du niveau du sol en zone de rejaillissement des eaux de pluie.
- Ils ne peuvent être entrepris que dans des conditions climatiques favorables (de + 8 °C à + 30 °C) : période ni trop sèche, ni trop humide et en dehors des périodes hivernales.
- Lors de la mise en oeuvre et après coup, l'enduit doit être protégé de la pluie, du soleil et du vent (bâchage) pendant plusieurs jours. Le risque de gel doit être exclu pendant une période d’au moins 1 à 2 mois après exécution de l’enduit.
12.3.2 Sable
- Le sable doit être conforme aux spécifications de la NF DTU 26.1 P1-2 (CGM), avec un taux de fines inférieur à 15 %.
- NOTE Le sable est un élément déterminant de la couleur de l'enduit. Il convient de stocker tout le sable en même temps sur le chantier car la teinte peut changer d'une livraison à l'autre.
12.3.3 Exécution en 2 ou 3 couches
12.3.3.1 Gobetis d’accrochage
- Dosage pour 1 m3 de sable : 250 à 300 kg de chaux aérienne CL ou DL.
- Épaisseur maximale : 10 mm.
- Les irrégularités importantes du support peuvent être rattrapées par l’application en 2 passes
12.3.3.2 Corps d'enduit
- Il ne sera réalisé qu’après un délai de séchage du gobetis variable de deux à plusieurs semaines selon les conditions climatiques et l'exécution.
- Dosage pour 1 m3 de sable : 200 à 250 kg de chaux aérienne CL ou DL Épaisseur maximale : 10 mm.
- Ce corps d'enduit peut être traité en enduit de finition après un délai de durcissement d’au moins 2 semaines.
12.3.3.3 Couche de finition
- Cette couche a un rôle essentiellement esthétique.
- Elle doit couvrir sans surcharge avec une épaisseur de 5 mm environ.
- Dosage pour 1 m3 de sable : 150 à 250 kg de chaux aérienne CL ou DL
12.4 Enduits exclusivement à la chaux hydraulique (NHL, NHL Z ou HL)
12.4.1 Conditions d’exécution
- Humidifier le support entre chaque couche.
- Éviter l’exécution en période hivernale. Conditions climatiques normales + 8 °C à + 30 °C.
- Protéger (bâchage) de la pluie et du vent pendant au minimum 24 heures.
12.4.2 Sable
- Il doit être conforme à la NF DTU 26.1 P1-2 (CGM).
12.4.3 Exécution en deux ou trois couches
12.4.3.1 Gobetis
- Dosage pour 1 m3 de sable : 400 à 450 kg de chaux hydraulique NHL, NHL Z ou HL.
- Épaisseur : 5 à 8 mm.
- Durée de séchage, avant réalisation du corps d'enduit : 2 jours minimum.
- Ce gobetis n’est pas nécessaire en cas d’application par projection mécanique du corps d’enduit.
12.4.3.2 Corps d'enduit
- Dosage pour 1 m3 de sable : 300 à 350 kg de chaux hydraulique.
- Épaisseur moyenne : 15 mm à 20 mm, y compris gobetis.
- Durée de séchage avant finition : 7 jours minimum par temps chaud et sec. Il doit être rallongé par temps frais et humide.
12.4.3.3 Couche de finition
- Cette couche peut être réalisée avec un mortier de parement (CR), prêt à gâcher, compatible conforme aux prescriptions générales de l’article 4.1 ou avec un mortier de recette dosé pour 1 m3 de sable : 250 à 300 kg de chaux hydraulique NHL, NHL Z ou HL.
- Épaisseur : 5 à 7 mm.
Annexe B
- (informative)
- Badigeons à la chaux aérienne (CL ou DL) ou hydraulique (HL ou NHL)
- B.1 Généralités
- Les badigeons à la chaux sont réalisés sur des supports enduits, lissés ou grésés, frottés ou décoratifs.
- NOTE 1 Les badigeons ne doivent pas être confondus avec les peintures minérales à la chaux définies par le FD T30-808 et mises en oeuvres selon la norme NF DTU 59.1.
- Les badigeons peuvent être préparés sur le chantier ou être commercialisés sous forme de produit en pâte prêt à l’emploi, ou en poudre, prête à gâcher.
- NOTE 2 Les badigeons peuvent avoir un effet curatif de masquage sur des enduits micro-fissurés ou faïencés, et rattraper des défauts d'aspect (dus au gâchage, plan d'échafaudage, mauvaise dispersion des colorants) des mortiers d’enduit préparés sur le chantier.
- Ils sont réalisés en deux ou trois couches sur un enduit dressé et/ou lissé ou grésé.
B.2 Préparation du support
- Les badigeons s'appliquent sur des fonds solides, propres et non farineux. Ils ne peuvent trouver leur adhérence sur des enduits hydrofugés ou contenant des imperméabilisants et sur les peintures organiques (à base de polymères ou résines).
- Les badigeons sont exécutés deux à quatre heures après la dernière passe de finition d’enduit. Dans ce cas ils sont appelés «à la fresque».
- Passé ce délai, ils ne pourront être appliqués avant complète siccité du support. Dans ce cas, les badigeons sont dits «à sec». L'humidification du support avant chaque couche est nécessaire en période sèche, très ensoleillée ou ventée, et sur un fond très absorbant.
B.3 Dosage du mélange
- Selon la transparence ou l’opacité souhaitée, le dosage variera de 1 volume de chaux pour 1 volume d'eau, à 1 volume de chaux pour 5 volumes d'eau.
- La dilution de résine d’adjonction dans l’eau du mélange réduit le farinage du badigeon sec.
- Le poids des pigments ne pourra jamais excéder 10 % du poids de liant sec pour les oxydes et 25 % pour les terres.
- Pour les additifs utilisables, il y a lieu de se reporter à NF DTU 26.1 P1-2.
B.4 Application
- Dans un récipient adapté aux quantités à préparer, le mélange doit être remué fréquemment pour éviter la décantation.
- Ils s'appliquent à la brosse pour assurer une bonne adhérence, par couches croisées pour garantir un bon aspect.
- Les délais d'application entre couches varient selon les conditions climatiques et la nature du support. Ils sont généralement de 6 à 24 heures.
- La durée pratique d’utilisation (DPU) du mélange de chaux hydraulique est généralement inférieure à 6 heures. Pour la chaux aérienne la DPU est de quelques jours.
